Michele Van De Roer

Née à Delft, aux Pays-Bas, Michèle van de Roer étudie l’histoire de l’art et la littérature française et anglaise. Plus intéressée par la pratique de la création artistique, elle s’initie très tôt à la gravure auprès de Jacques Frélaut dans l’atelier Lacourière-Frélaut à Paris.

Et s’inscrit ensuite à l’École des beaux-arts de Valence dans les ateliers de Jacques Clerc, (gravure et sculpture) Pierre Buraglio (peinture) et dans le cours de lithographie de Pierre Soulages.

En 1982, lauréate d’une bourse Fulbright, à Pratt Institute, New York lui permet d’étudier pendant une année à New York et d’exposer à la Pratt Manhattan Gallery (Architecure in the Contemporary print show) et à la galerie John Szoke à New York.

En 2000, le musée Rodin lui achète une série de gravures et monotypes autour du thème « Le jardin de Rodin ». De nombreuses commandes privées suivent en France et à l’étranger.

Diplômée de l’École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles en 2006, Michèle van de Roer articule depuis sa réflexion artistique autour, entre autres, de la notion d’espace et de la perception de la nature ainsi que des éléments particuliers, figuratifs ou abstraits, qui la composent. Ses recherches l’amènent à travailler sur nos perceptions visuelles de l’environnement directement modelées par les nouvelles technologies. Soulignant que nous sommes constamment bombardés par de multiples images, le but de Michèle van de Roer est de rendre visible sa vision de cette fragmentation et de ce non-sens des images telles qu’elle les perçoit dans l’instantanéité de leur réception mentale. Une démarche dont résulte une production d’images au style intentionnellement disparate ; les images ne sont pas immédiatement identifiables comme étant réalisées par la même artiste.

Présente en 2011 au salon « Drawing Now », elle est régulièrement présentée dans des expositions ou Biennales de gravures internationales. Paradoxalement, ses pièces les plus abstraites et les plus minimalistes, ainsi qu’en témoigne l’exposition solo de gravures « Unfolding Infinity » avec John Szoke comme commissaire d’exposition en février 2015 à la Manhattan Graphics Center Gallery à New York, sont aussi les plus réalistes quant à la perception des matériaux : ondes liquides, matières soyeuses ou encore végétales, comme la coupe d’un arbre ou la topographie. Sélectionnée par Sarah Suzuki, conservateur du département de dessin et de l’estampe contemporaine du Moma, NY, elle exposera ses gravures miniatures du 1 novembre au 18 décembre 2015 à New York.

Michèle Van de Roer vit et travaille à Paris et travaille régulièrement à New York.

 

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